Indépendance de l’Ecosse : le gouvernement de Londres fait rouler les muscles face au SNP

« Oubliez ça ! » C’est par ces mots laconiques que Michael Fallon, ministre de la Défense du gouvernement britannique, s’est prononcé sur l’éventualité d’un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse avant 2020. Selon lui la « Première Ministre (écossaise) Nicola Sturgeon (…) doit respecter la décision de l’Ecosse de rester au sein du Royaume-Uni, prise en 2014, et celle du Royaume-Uni de quitter l’Union Européenne. Le respect, cela marche dans les deux sens ». Michael Fallon a estimé que les nationalistes n’ont pas de mandat pour un nouveau référendum et ce, d’autant plus que le SNP a perdu des sièges aux dernières élections régionales. Il a terminé avec un nouveau tacle sur le fait que le SNP devrait se soucier de l’emploi et des hôpitaux au lieu de rester focalisé sur le référendum.

En 2014, les Ecossais s’étaient prononcés pour le maintien dans le Royaume Uni par 55 % des voix. Dans la continuité d’un David Cameron qui déclarait que le résultat engageait les écossais pour au moins une génération, Theresa May, la nouvelle première ministre britannique, n’a cessé de répéter qu’elle ne croyait pas à la nécessité de réorganiser une consultation.

Pourtant, Nicola Sturgeon estime que la situation a changé. Elle rappelle que le vote en faveur du maintien dans l’Union Européenne est majoritaire en Ecosse, alors que le reste du Royaume-Uni (sauf l’Irlande du Nord – NDLR) a voté pour la sortie. Pour Sturgeon, « l’arrogance des tories n’a aucune limite ».

La leader des nationalistes écossais a déclaré sur Twitter que ce serait une position désastreuse si le gouvernement de Theresa May décidait de bloquer un nouveau référendum. Un porte-parole du gouvernement d’Edinburgh a ajouté : « Toute tentative des conservateurs de bloquer un référendum serait un scandale démocratique, et dont le seul succès serait de booster le soutien à un référendum et à l’indépendance ».

La polémique prenant de l’ampleur, Michael Fallon est de nouveau intervenu pour expliquer que le gouvernement ne bloquerait pas le référendum, mais qu’il y était opposé. Une position que défend la leader du parti conservateur en Ecosse, Ruth Davidson. Les sondages effectués indiquent que les personnes interrogées en faveur de l’indépendance s’élèvent toujours à 44 %.

 

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