Election partielle : Zac Goldsmith expulsé de son fief de Richmond Park

zac-goldsmithC’est la chute de la maison Goldsmith. Le millionnaire Zac Goldsmith, un temps enfant chéri des conservateurs de Londres, a fini par être victime de son arrogance. Jeudi 1er décembre, à l’issue d’une élection partielle rendue nécessaire par sa démission, il a été battu, dans son fief de Richmond Park, par la candidate Libérale-Démocrate Sarah Olney. Zac Goldmsith a quitté le parti conservateur et démissionné de son mandat de parlementaire après que le gouvernement de Theresa May ait décidé l’extension de l’aéroport d’Heathrow.

Il faut reconnaître que Zac Goldsmith a une certaine cohérence. Candidat des Tories à la mairie de Londres, il avait clairement affirmé son opposition à la troisième piste de l’aéroport principal de la capitale britannique. Cela ne lui aura servi dans aucun des deux scrutins. Après avoir été sèchement battu par Sadiq Khan en mai 2016 dans le scrutin londonien, Sarah Olney remporte 49.6% des suffrages contre 45.1% au golden boy.

Avec 3.7% des voix, le Labour est marginalisé dans une constituency qui a été longtemps un fief des Lib-Dems. D’ailleurs, après que Zac Goldsmith ait confirmé sa démission, une partie des travaillistes, dont Clive Lewis, considéré comme proche de Jeremy Corbyn, le leader du Labour, avait appelé à ne pas présenter de candidat.

Sarah Olney a remis Richmond Park dans le giron Lib-Dem, d’où Zac Goldsmith l’avait extirpé en 2010. Le leader libéral, Tim Farron, a voulu y voir la validation de sa stratégie « anti Brexit », dans une constituency qui a voté à 70% en faveur du maintien dans l’Union européenne.

Ce qui est certain c’est que Goldsmith pensait se faire légitimer sans l’étiquette conservatrice. Il a perdu son pari. Pourtant, les Tories n’ont pas présenté de candidat contre lui. Pour l’ancienne leader du Green Party, Natalie Bennett, « Goldsmith a été puni pour la campagne raciste qu’il a mené contre (le travailliste) Sadiq Khan ».

Caroline Lucas, nouvelle leader des écologistes anglais, a salué l’amorce d’une « alliance progressiste capable de battre les conservateurs ». Les Greens n’avaient pas présenté de candidats pour laisser le champ libre à la Lib-Dem. Répondant à Caroline Lucas sur Twitter, le travailliste Richard Burgon a rappelé que les Lib-Dem étaient alliés aux conservateurs il y a un an et demi. « Les libéraux-démocrates ne sont pas des progressistes, a taclé Burgon. Ils permettent les politiques d’austérité. »

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