Le Scottish national party remet en cause le statut de « parti d’opposition officiel » du Labour

Angus Robertson, leader du SNP à la chambre des communesLa tourmente qui agite le parti travailliste n’en finit pas de produire ses conséquences. L’adoption, par plus de 80% des membres travaillistes du parlement, d’une motion de défiance contre le leader Jeremy Corbyn et l’incapacité de ce dernier à présenter un shadow cabinet fantôme ne lui permettent plus d’assumer son rôle d’opposant officiel au gouvernement. C’est en tout cas ce qu’explique le Scottish national party (SNP – parti nationaliste écossais, de centre-gauche).

Le membre SNP du parlement Pete Wishart a saisi l’opportunité des questions au Premier ministre (PMQs) pour déstabiliser un peu plus Corbyn. Dans un point d’ordre, le représentant de Perth and North Perthshire a affirmé que le Labour n’était pas en situation de remplacer le gouvernement (comme le prévoit le statut d’opposition officielle, dans le système de Westminster) et qu’il fallait donc réfléchir à comment assumer la fonction d’opposition.

Le groupe SNP à la chambre des Communes estime qu’il est en capacité de remplir tous les postes au sein d’un cabinet fantôme. « Le leader des élus SNP dispose de plus de soutiens en termes de membres du parlement que le leader travailliste », s’est gaussé Pete Wishart. Le groupe SNP comprend 56 membres du parlement.

Le speaker (président) de la Chambre des Communes, John Bercow, a confirmé le statut d’opposition officielle pour le parti travailliste. Il a affirmé avoir pris attache avec des experts juridiques en ce sens.

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