Référendum sur l’Europe : le camp du départ affiche déjà ses désaccords

sale temps pour FarageDécidément, David Cameron doit se mordre les doigts d’avoir imposé l’idée d’un référendum pour ou contre le maintien de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne. Outre que cette question a, encore plus que le bal des prétendants à sa succession, pollué la conférence d’automne des conservateurs, l’émergence du »Brexit » conservateur le met en difficulté auprès des partenaires européens auprès desquels il devait obtenir des concessions. Ce référendum attise les divisions dans tous les camps et les partis.

Heureusement pour lui, à peine donné gagnant, le camp « sortiste » affiche déjà ses divisions. Et, consolation supplémentaire, le vainqueur annoncé de l’épreuve : le parti eurosceptique UKIP se déchire à belles dents sur une vulgaire histoire de leadership. Comme d’habitude, il est vrai. Nigel Farage, patron du parti, travaillait à se faire désirer avant, sous la pression amicale de ses partenaires, d’accepter de prendre la direction d’une campagne pour le Brexit baptisée « Quittons l’UE ».

Las, le seul membre du parlement UKIP, Douglas Carswell a préféré se faire désigner comme représentant officiel de UKIP au sein d’une campagne trans-partis pour la sortie de l’Union. Elle regroupe des parlementaires travaillistes, conservateurs, l’élu UKIP, des représentants de deux autres partis… Intitulée « Vote leave » (« votez pour la sortie« ), elle bénéficie du soutien financier de donateurs importants des trois partis. Présentée ce vendredi 9 septembre, cette campagne se concentrera sur les enjeux économiques et juridiques de la sortie. « Leave EU », campagne animée par UKIP, se focalisera sur l’immigration et le contrôle aux frontières.

 

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