Vote de défiance : la porte du pouvoir reste fermée pour Corbyn

Sans aucune surprise, Theresa May sauve sa tête pour un an. La motion de défiance présentée par le Labour party, les Libéraux-démocrates, le SNP et les Greens ce mercredi 16 janvier est tombée. Elle n’a obtenu que 306 suffrages contre 325 au gouvernement, soit une majorité de 19 pour la première ministre. Le résultat du vote confirme que Theresa May est un zombie, tenu en otage par les Brexiters les plus durs et les 10 élus du DUP. La cheffe du gouvernement a sauvé sa tête pour l’instant.

Les discours de clôture des débats (débats qui ont duré toute l’après-midi) ont été particulièrement marquants. Pour l’opposition, le deputy leader travailliste Tom Watson a effectué une performance efficace et digne, saluée par la presse politique. En revanche, en défense du gouvernement, le secrétaire d’Etat à l’environnement, Michael Gove, a multiplié les attaques ad hominem contre Jeremy Corbyn. Il a réussi à ne pas citer une seule fois le nom de sa première ministre.

Theresa May a appelé, dès le vote conclu, à des discussions avec les leaders de l’opposition. Ces derniers lui ont demandé d’écarter la perspective d’un Brexit sans accord avant tout échange. Le leader des parlementaire SNP a demandé, en plus, que la possibilité d’un deuxième référendum puisse être débattu comme condition à sa participation aux échanges.

Pendant ce temps, les unionistes du DUP n’ont pas manqué de rappeler que s’ils avaient voté la défiance, Theresa May perdait son poste à une voix près.

Si aucun texte n’empêche le dépôt d’une nouvelle motion de défiance, les conventions veulent que l’opposition ne tente pas de renouveler l’expérience avant quelques mois.

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